JE SUIS ENCORE EN VIE

LIMOUX, SALLE MONTE-CRISTO

VENDREDI 4 AVRIL 20H45

«Ce sera un appel à l’insoumission. Ce sera un conte. Ce sera une parabole.»


A l’origine il y a un fait divers : celui de Nadia Anjuman, poétesse afghane battue à mort par son mari, puis il y la lecture d’un roman d’Atiq Rahimi, « Syngué Sabour« , puis il y a la découverte des poèmes de Nadia Anjuman. Condition des femmes dans un monde pourtant en « paix »…

Je suis encore en vie Photo1 Eric Legrand

On pourrait dire « il était une fois » mais on ne le dira pas.
Pas de mots, pas de paroles pour ce « spectacle muet qui ne sera pas un spectacle silencieux ».
Il faudra palper, humer, sentir la terreur qui régit les moindres gestes de cette femme contrainte par l’autorité mâle et les règles d’outre-temps. Entendre, par delà le corps, cette vivante-morte, cette femme voilée, meurtrie, aliénée, maintenue en vie par un rêve de liberté et d’insoumission. A ses côtés, la présence absence d’un homme à bout de vie et partout alentour, l’ombre de Nadia Anjuman, la poétesse afghane battue à mort par son mari…
Avec Jacques Allaire, l’engagement n’est pas un mot de complaisance mais un état d’être, une urgence nécessaire. Constituant avec Les damnés de la terre, un « diptyque de l’aliénation », il élabore un spectacle profond, original et exigeant. Une parabole insoumise, un instant de poésie. Un « poème visuel » comme un rituel tragique.

je suis encore en  vie - presse

«Je désire inventer un spectacle comme une sensation, un spectacle purement subjectif.
Celui d’une perception plutôt qu’un récit objectif ou narratif.
Un spectacle « organique », sensible et sensuel, que l’on pourrait tenir entre ses mains.
Que l’on puisse éprouver les corps.
Que chacun soit renvoyé à l’écoute de soi-même, à l’écoute de son propre souffle aussi bien que du battement de son propre coeur, de son sang dans ses veines.
Que tout soit flottant.
Que l’air lui-même soit palpable et incertain. » Jacques Allaire

un spectacle de Jacques Allaire
avec Jacques Allaire, Anissa Daoud
scénographie Jacques Allaire en collaboration avec Norbert Richard
son Jacques Allaire, Stéphane Monteiro
lumière Norbert Richard
Production Le Tarmac, scène internationale francophone

« Avec cette nouvelle pièce, Jacques Allaire nous convie à une expérience théâtrale surprenante et prenante. (…) l’auteur et metteur en scène a choisi le mutisme pour exprimer l’indicible violence faite à une femme, la poétesse afghane Nadia Anjuman, battue à mort par son mari. Durant l’heure que dure le spectacle, on n’entend jamais les voix des acteurs, mais on est porté par la puissance de leur présence dans un silence habité de sons, de musique et de bribes de paroles. (…) Les mots sont difficiles à mettre sur ce spectacle que Jacques Allaire a voulu « comme une sensation » et « purement subjectif ». C’est en  tout cas une expérience à la fois intense et intime, physique et poétique, qui doit beaucoup à la présence d’Anissa Daoud et à la scénographie de Jacques Allaire ». Danielle Birck

Durée 57 minutes

15 € tarif plein, 10 € tarif réduit, 5 € tarif jeune 1 € abonné acticity

Réservations 04 68 69 53 65 atp.aude(arobas)orange.fr

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