« Le Voyage égaré » au Théâtre dans les Vignes

Le voyage égaré01© Luc Jennepin

COMPLET

vous pouvez vous inscrire sur la liste d’attente en appelant le 04 68 69 53 65,
une place pourrait vous être attribuée en cas de désistement.

Compagnie Les Nuits Claires

Fidèle à un vieux rêve, éprise de Mère Nature, une jeune femme part dans la forêt amazonienne pour vivre un temps avec les Indiens. Mais rien ne sera comme elle l’a imaginé… Plongée dans une nature inhospitalière, elle sera menacée de mort, son voyage prendra des allures de cauchemar.

VENDREDI 24 JANVIER 20h45
THÉÂTRE DANS LES VIGNES
THEATRE VIGNES LOGO NOIR

Couffoulens, hameau de Cornèze

Cantine ouverte dès 19 h, petite restauration

Extraits

Lorsque j’étais dans ton ventre maman, j’avais chaud. Lorsque j’en suis sortie j’eus très froid. Le choc des températures, tu t’en rappelles ? Du choc des mondes ? Sortir du ventre nous a pris du temps.

Dans la barque, Moises était occupé à ramer et à parler aux oiseaux. Je vous jure il parlait aux oiseaux de l’immensité. Mais qu’est-ce qu’il leur disait ? Qu’est-ce que les oiseaux lui répondaient ?

 La genèse du Voyage Égaré

C’est en février 2008 que je suis revenue d’un voyage cauchemardesque en Amazonie. Lors de ce « voyage égaré», je me suis vue confisquer mes papiers d’identité, j’ai été mise en procès par une communauté d’indiens shuars, j’ai frôlé la mort maintes fois. A mon retour, j’ai commencé une fiction afin de « réparer » l’ effroi et répondre aux mille questions qui m’assaillaient: Si j’étais morte en terre étrangère qui aurait pris soin de moi ? Qu’y a-t-il après la mort, à part rien ? »
Aurélie Namur

Spectacle co-accueilli avec le Théâtre dans les Vignes.

« Le Voyage égaré » est paru aux éditions Lansman.

Texte et interprétation : Aurélie Namur
Mise en scène : Félicie Artaud
Lumières : Nathalie Lerat
Création sonore et régie son : Antoine Blanquart
Scénographie, costumes, effets : Claire Farah
Régie plateau : Bernard Caumel
Régie lumière : Bruno Matalon
Photos : Luc Jennepin
Administration: Elisa Cornillac
Diffusion / presse : Maïa Jannele

Tarifs : 15 / 10 / 5 / 1 € (plein, réduit, jeune, acticity)

Réservations : 04 68 69 53 65 atp.aude(arobas)orange.fr

Plan direction TDLV

« Le texte, l’actrice et la mise en scène sont indissociables de cette réussite. Nous plongeons dans la jungle, dans le rêve devenu cauchemar. Le voyage égaré nous amène sur un chemin lumineux. » M. Picard – Midi libre 2010

« Le festival a offert samedi son premier très grand moment d’émotion avec l’extraordinaire Voyage égaré (…) La comédienne acrobate porte ce texte autobiographique d’une incroyable densité. Jusqu’à la dernière minute, Aurélie Namur nous tient en haleine. Interprète magnifique de sa propre histoire, elle a bouleversé le public. » F. Meichler – L’Alsace 2012

En savoir plus…

« Dans cette sorte de préfecture, le fonctionnaire indien s’adresse à Moises, à l’homme évidemment :

– Pourquoi elle veut pénétrer dans nos territoires ?

– Porque nous sommes amoureux, nous allons nous marier. Je veux la présenter à ma famille qui vit à « diez di agosto », en el territorio de Peru.

Evidemment, c’était un mensonge, mais avec Moises, on avait tout prévu…

– Comment vous vous êtes rencontrés ? On avait pas prévu, ça.

– On s’est rencontré sur internet ! Silence.

– En chatant ! Silence.

– Sur internet, on s’écrit avec des mails, des deux côtés du monde. On se connaît pas. Et on se rencontre avec le chat, sans jamais s’être vu en vrai.

Moises sourit béatement, el sindico shuar gobe le chat. Il objecte :

– No eres antropologa ?

– Non. Je suis pas anthropologue…

– On déteste los antropologos… Los antropologos nous ont pillés, los antropologos nous ont infantilisés, y sobre todo, les anthropologues veulent parler à notre place.

– No soy una antropologa. Nous réussissons à convaincre.

Il nous délivrera mon salvoconducto. »

C’est une histoire vraie

Dans l’interprétation, la comédienne « sort » régulièrement de son récit pour parler aux spectateurs. Ce sont des apartés où elle prend le public à témoin, lui fait partager ses doutes, où elle regarde son expérience avec recul.

La grande forêt

Grâce aux sons, à la lumière, immerger le spectateur dans la grande forêt. Le son englobe scène et salle dans un même espace, et emmène le public avec la jeune femme toujours plus loin dans la forêt. Un important travail d’éclairage, par sa verticalité évoque la lumière filtrant à travers les arbres.

Aérien

Si les cordes évoquent la présence hostile de la jungle, elles représentent aussi la possibilité de se sauver.

En grimpant dessus, l’héroïne peut dépasser les « cieux verts » qui l’étouffent.

Conversations avec Rousseau

Dans son voyage, l’héroïne est accompagnée par Jean-Jacques Rousseau. Celui-ci s’incarne dans une grand costume qui descend des cintres. Quand l’actrice enfile la grande redingote suspendue à des fils, elle

devient marionnette. Comme possédée par le vieux philosophe, elle se livre avec lui à des joutes verbales

délirantes. Moments de pur imaginaire, une théâtralité à la fois baroque, féroce et bouffonne s’y déploie…

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