RISQUE ZÉRO – Cie Galapiat

C’était… à Lagrasse, sous le chapiteau,
dans le cadre de Temps de cirque dans l’Aude !, avec Artkisson,
le Pôle National des Arts du Cirque L-R
en janvier 2012

“Nous vous invitons à ne pas tenter le possible. Le possible est un piège qui nous empêche d’aborder le vrai. Tentons l’impossible.”

Inès Sanguinetti, chorégraphe, Buenos Aires, Argentine.

Vivre dans la peur ne mène pas à grand chose. C’est une invitation à oser, à tout tenter, que l’on soit tête brulée, sage ou poule mouillée.

Deux colosses barbus aux airs enfantins, un roi longiligne, un clown aérien, un photographe ingénu et la belle de la bande qui n’a pas froid aux yeux.

Entre les jeux légers de l’enfance et les dangers bien réels du cirque et de la vie, se glisse la poésie de cette bande-là.

L’essentiel de leur cirque se trouve dans les arts de la jongle, de l’acrobatie, de l’équilibre, qui se manifeste sous forme d’exploit, mais aussi à la croisée de la musique, du théâtre et de la bande dessinée.

Un spectacle sans papier peint, fait de surprises, de jeux et de risques. Rien que pour le plaisir. Ou presque.

Risque ZérO, ce sont des enfants qui jouent dans un grenier. Risque ZérO, ce sont des jeux d’enfants qui deviennent un spectacle.

Risque ZérO transpire de défauts et de maladresses, parce que ce sont des humains que vous avez en face de vous. En scène, ça transpire, en piste, les corps fument : un état presque suicidaire les anime.

Risque ZérO, c’est une performance à chaque fois. Ca peut être bien. Ca peut rater.

Leur manière d’être ensemble sur scène raconte l’envie de vivre une utopie : créer un monde suffisamment fraternel pour que chacun soit épaulé dans les risques qu’il a choisis.

Ce cirque est « spiralique ». Il embarque. Il tourne. Il est plein de courbes. On y perd ses repères, rempli de vertige et de déséquilibre. Sans défense et sans apparat, les artistes crient ici leur appétit de vivre, leur désir de faire. Le spectacle ne parle pas du risque : c’est un spectacle qui se risque. Le risque, c’est le corps même du spectacle. Une vibration.

Et surtout, il risque directement ce qu’il raconte. Il se risque au mystère, au danger, à l’émotion, aux châteaux de sable, aux tremblements, à la maladresse, à la défaite, aux cris. Le spectacle se risque au silence, et à parfois trop de bruit.

Ce spectacle est un rituel. Une suite de rituels : la mise en relation, le sacrifice, le passage à l’âge adulte. Un spectacle tribal qui met en jeu les tribulations d’une tribu.

Un spectacle qui balance entre le désir de partager et l’intransigeance de la liberté. Une création collective… Tentative réussie et fragile.

Ce spectacle, qui a vu défiler pas loin de 1 000 spectateurs, a pu avoir lieu grâce au soutien du Conseil Général de l’Aude, de la ville de Lagrasse, de la Communauté de Communes de la Région Lézignanaise, de la Communauté de Communes de Lagrasse.

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