LA LIBERTÉ POUR QUOI FAIRE ? ou la proclamation aux imbéciles

C’était… le vendredi 25 novembre 2011
au théâtre Na Loba de Pennautier

« Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre tel est le sort des imbéciles. » Georges Bernanos

« La Liberté pour quoi faire ? ou la proclamation aux imbéciles » est une composition théâtrale pour deux interprètes, une proposition poétique et politique bâtie à partir de deux textes oubliés de Bernanos La liberté, pour quoi faire ? et La France contre les robots.

Un spectacle à la croisée des chemins, un théâtre fait d’éclats, de musique, de fragments c’est la révolution de 1789 qui vient demander des comptes à notre monde
c’est un spectacle sur aujourd’hui
sur nous
maintenant.

Un chant
une ode à l’homme.
Un appel au dépassement
Et dans une forme résolument débridée, une série de représentations fantasques traversées de musiques, de danses,
un spectacle sur les sentiers de l’humanité,

un spectacle d’engagement, une féérie des déchets de la pensée.

Il est question de l’Homme, de la vie de l’Homme, de la France, des marchands, de la révolution. Sur le plateau s’agitent les fantômes de la liberté, notre âme, peut-être comme échappée de nous-mêmes, et qui danse. Furieusement.

Dans un monde pisse froid, où le moyen le dispute au médiocre, où les idéologies s’éteignent comme de trop vieilles étoiles, où la technique et la technologie usurpent la place de la pensée, et où la liberté, l’humanisme, l’amour de l’autre, sont piétinés, humiliés au bénéfice d’une soi-disant modernité aussi aventureuse qu’une paire de chaussons devant sa télévision ;

là où le convenu, le convenable et les cons tout court s’entassent pour former dans un monde-mont de piété une humanité croupissante sous assistance respiratoire ;

depuis les débris de ce monde moderne où nous vivons vieux presque sans rides, presque sans maladie, presque sans accident, protégés par les polices, les assurances en tous genres – ou au contraire sans papiers, sans abri, oubliés, autant dire déjà morts – là où même les chapelles rallument leurs bougies ;

Dans ce champ de ruines aux apparences de luxe, on peut encore entendre, si l’on veut bien y prêter attention, une petite voix, chacun la sienne, un cri saisissant, un cri de joie de vie, un hurlement intérieur, un hurlement jeté à la face du monde, un cri originel. Ce cri, celui de la Révolution française de 1789, indiquait la voie où, étonnamment, tous les hommes un jour se reconnurent, à laquelle tous les peuples un jour se référèrent.

Il s’agirait peut-être de se souvenir que le berceau de la pensée moderne n’a pas été abandonné à la casse des marchands et des marchandises ;

se rappeler que les langes de la modernité sont encore chauds du corps de la révolution.

Et qu’en voulant bien nous souvenir de notre naissance nous éclairerons certainement notre devenir.
Un homme n’est pas un marchand.

L’espoir de l’homme n’est pas l’espérance de vie.

Un spectacle de Jacques Allaire
Textes de Georges Bernanos
Interprétation Jacques Allaire et Jean-Pierre Baro
Lumière Christophe Mazet
Son Jacques Allaire et Guillaume Allory
Scénographie Jacques Allaire
Assistant scénographe Guillaume Allory
Photographie Renaud Seveau

Le texte La liberté, pour quoi faire ? est disponible aux éditions Gallimard.
Le texte La France contre les robots est disponible aux éditions Castor Astral.

Avec le soutien de Réseau en Scène Languedoc-Roussillon

Coproduction sortieOuest – Domaine départemental d’art et de culture de Bayssan – Béziers/ Théâtre Jacques Coeur – Lattes – Port Ariane / Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau

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