ANIMAL À CARCASSONNE

Une création des Flash Marionnettes (la dernière ! à ne pas rater…)

65 millions d’années avant notre ère : deux dinosaures observent un point brillant dans le ciel.
« T’as pas l’impression qu’il grossit ? », dit le premier au second…

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Depuis, beaucoup d’eau a coulé dans les fleuves, quelques dinosaures ont survécu à l’astéroïde meurtrier et se sont à nouveau multipliés – on les appelle “oiseaux”. Les mammifères ont grandi et prospéré, des millions d’espèces sont apparues, autant ont disparu. Des prédateurs sont devenus des proies, des proies sont devenues prédateurs, et parmi ces derniers, le plus redoutable : l’Homo sapiens, l’animal sans prédateur, si ce n’est lui-même. Le grand méchant loup ne fait plus peur aux hommes, c’est lui qui a peur, et on ne peut plus parler des animaux comme on le faisait dans les fables d’autrefois.

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ANIMAL invente à l’usage des enfants et des adultes quelques fables résolument contemporaines, où les animaux ne sont pas les pâles métaphores de l’homme.
Tout « ANIMAL » qu’il s’intitule, ce dernier spectacle – car c’est le dernier – n’est pas un chant du cygne. D’ailleurs, les cygnes ne chantent pas, et la mélancolie n’est pas leur genre. C’est un bouquet final plein d’inventions et de surprises.

THÉÂTRE JEAN ALARY
DIMANCHE 26 FEVRIER À 17 H

spectacle tout public à partir de 7 ans
Texte Ismaïl Safwan
en collaboration avec Michel Klein, Vincent Eloy
Mise en scène, musique Ismaïl Safwan
Jeu Michel Klein, Vincent Eloy
Marionnettes Michel Klein
Scénographie, peinture Jaime Olivares
Lumières Mehdi Ameur
Son Pascal Grussner
Costumes Rita Tataï Atelier la Colombe
Construction Jean-François Frering

Achetez vos places : www.theatre.carcassonne.org
ou 04 68 115 915

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Qu’en dit la presse ?

« L’ultime création de la désormais mythique compagnie Flash Marionnettes, ANIMAL. Fable écologique où le rire est jaune (…) D’emblée, on comprend que l’on va en prendre plein les yeux. Une énorme fresque aux dessins inspirés de la grotte Chauvet. Au beau milieu de la scène encadrée par deux immenses totems modulables, un Tyrannosaurus (le fameux T-Rex) et un sauropode surgissent d’un marécage. Nous voilà donc dans le Crétacé supérieur, soit 65 millions d’années avant notre ère. Juste avant la grande extinction de plusieurs espèces animales et végétales probablement due à l’impact d’un ou plusieurs astéroïdes sur la Terre. Sacré voyage dans le temps ! D’ère en ère, le temps se rembobine et remonte jusqu’à l’Homo consumericus et son nouveau dieu, l’argent. Prédateur par enjeu économique, il se révèle férocement redoutable.
De l’océan aux forêts, rien ne résiste à son expansion folle et démesurée. Avec en vue une possible concrétisation de l’accélérationnisme qui prévoit la destruction totale avant toute reconstruction. Homo consumericus devient le prédateur d’Homo sapiens. La fable ultime. Le constat est sombre, mais l’heure n’est pas à la lamentation, plutôt à l’action avec le rire comme arme absolue d’éducation. Ou comment faire naître des éclats la future génération d’éco-citoyens. ANIMAL semble s’être construit sous cet impératif. Un cri d’amour pour une humanité autodestructrice avec l’espoir non dissimulé qu’elle saisisse sa dernière chance. (…)  ANIMAL demeurera une pièce maîtresse dans la panoplie des créations estampillées Flash Marionnettes. En l’évoquant, le soir de la première, Ismaïl Safwan, metteur en scène et auteur, a la gorge nouée sous le regard de Corine Linden, fondatrice de la compagnie. Mis en lumières – et quelles lumières – par Mehdi Ameur, ces fragments d’histoire deviennent les nôtres par le travail titanesque d’une équipe soudée. D’abord, Ismaïl Safwan qui signe ce puzzle aux illusions étourdissantes. Au cœur du dispositif, deux brillants marionnettistes, Vincent Eloy et Michel Klein, ce dernier étant le créateur de la cinquantaine de marionnettes qui défilent dans le remarquable espace scénique signé Jaime Olivares. Ensemble, ils parviennent à recréer l’illusion visuelle et acoustique d’un marécage, d’un zoo aux portes de Vincennes ou d’un fond d’océan. Sans oublier les costumes de Rita Tataï et les effets sonores de Pascal Grussner. Ça aurait pu être accablant : c’est drôle, intelligent, lumineux. Courez-y en famille. »
Dernières Nouvelles d’Alsace – Iuliana Salzani-Cantor